D'où viennent nos aïeux ?

 

 

 

Aussi loin que nous pouvons remonter la lignée de notre famille Dassonville, nous constatons que la souche est située à Mouscron qui à l'époque était en Artois. Nous retrouverons nos aïeux principalement à Mouscron, Courtrai, Luingne, Dottignies, Roubaix et Tourcoing.
Nous trouvons d'autres branches Dassonville dans le Hainaut (Belgique)

Nous parlerons de ces quelques lieux géographiquement et historiquement afin de situer nos ancêtres dans le temps.

 

 

MOUSCRON

 

Rue de Tournai

 

Chef-lieu d'arrondissement et de canton. Ancienne forme : Monsceuteron (944),Etymologie : Le prototype est un dérivé avec suffixe : ERON du radical MUSKA, qui est germanique avec le sens "humide, moisi, moussu", mais qui coïncide avec le roman Muscus "mousse , humidité".
Le ville de Mouscron est située à la frontière belge. Elle est limitrophe sur le territoire français des villes de Tourcoing et Wattrelos. Sur le territoire belge, des villages de Luingne(1.5 km), d'Herseaux (2 km) et de Rollegem (5 km), Aelbeke et Reckem et se trouve à 8 km de Dottignies.

Les vestiges d'un camp romain découverts au Mont-à-Leux en 1891, laissent supposer que la ville fut habitée à l'époque romaine.

En 1066, dans un acte de donation de Baudouin IV, comte de Flandre au chapitre Saint-Pierre de Lille, Mouscron portait le nom de "villa".
La seigneurie de Mouscron passa successivement aux familles de Louvain, de la Barre, de Liedekerke, Basta et d'Ennetières.

En 1332, Bernard de la Barre acheta la seigneurie de Mouscron et le fief des Haies à Luingne.
Mouscron faisait partie de la Verge des 13 paroisses qui dépendaient de la Châtellenie de Courtrai. Nous retrouverons nos premiers Dassonville, faisant partie de la bourgeoisie foraine (du latin foris = dehors) de la Châtellenie de Courtrai. (1)

En 1516, Charles Quint s'arrêta à Mouscron et logea au château des Comtes.
Aux tristes jours des guerres religieuses du XVIe siècle, les Gueux saccagèrent l'église St-Barthélemy (1569) et s'emparèrent du château (1578).

En 1513 une épidémie de peste avait sévi et une seconde épidémie ravagea la région de 1581 à 1587.

En 1585, Mouscron connut une invasion de loups.

La seigneurie de Mouscron fut élevée au rang du comté en 1621.
Pendant la longue guerre qui opposa la France et l'Espagne, la population mouscronnoise subit de nombreuses réquisitions et vexations de la part des troupes belligérantes. Au moment de la Révolution française, la frontière fut souvent violée par des pillards ou des soldats français. La domination française (1792 à 1814) fut fort néfaste à
la ville de Mouscron.

Du 30 août au 9 novembre 1793, des troupes hanovriennes campant à Mouscron y font creuser des tranchées et placer des batteries de canons, 2.308 personnes, dont 456 Luingnois furent réquisitionnés pour ces travaux.

Du 26 au 29 avril 1794 eut lieu le combat de Mouscron qui se déroula sur les territoires de Tourcoing, Mouscron, Luingne, Herseaux et Aelbeke.  Ce combat opposa 10.000 Autrichiens, commandés par les généraux Cynhaussen et Van Wasenghein et 30.000 Français, commandés par le général Souhem. L'engagement fut sanglant. Les Autrichiens avant de battre en retraite, perdirent 1.106 hommes et les Français 303. Ce combat valut à Mouscron d'être inscrit sur l'Arc de Triomphe à Paris (complément à venir).

Cette bataille a inspiré le peintre Charles-Louis Mozin qui a peint un tableau représentant ce combat autour des trois moulins de Mouscron, dont celui du milieu appartenait à la famille Dassonville. Ce tableau se trouve au Musée de l'Armée à Paris ou au Musée de Versailles.

 

La Bataille de Mouscron (Charles Mozin)
Le moulin du milieu appartenait aux Dassonvillle

Le canon tonne de la Lys à la Sambre
Floréal l'an II (20 avril - 30 mai 1794)
(Tourcoing : La Victoire de l'an II)

 

Pendant le régime français (1794-1805), Mouscron faisait partie du département de la Lys, sous-préfecture de Courtrai, canton de Bellegem. Par le régime hollandais, Mouscron entra dans l'arrondissement et le canton de Courtrai, en Flandre Occidentale (1815).

En 1848, se déroula l'échauffourée du Risquons-Tout qui souleva un gros émoi. Vers la fin du XIX ème siècle, l'importance de Mouscron s'accrut rapidement et la ville devint chef-lieu de canton (1882). Le textile qui occupait de nombreux artisans depuis très longtemps (le lin depuis 1453, le molleton depuis 1758, la laine depuis 1800, le coton depuis 1810), se développa sous une forme industrielle à partir de 1870. C'est l'industrie-clé qui fit de Mouscron un noyau textile extrêmement important en Belgique. C'est à cette époque que commença une forte immigration flamande attirée par l'industrie française qui offrait de plus hauts salaires.

 Les Allemands entrèrent à Mouscron le 23 août 1914 et firent sauter les lignes de chemin de fer et le téléphone. Les réquisitions et les vexations s'abattirent sur la population. Le ravitaillement devint difficile et le 8 avril 1916, 16.225 personnes étaient secourues. La même année, au mois d'octobre, commençait la déportation de 2.155 mouscronnois. Au mois de mai 1918, le Comité local d'alimentation se voyait contraint de réduire de 50 % les rations alimentaires. Les troupes anglaises libérèrent la ville le 18 octobre 1918.

En 1866, Mouscron connut une épidémie de choléra.

 De 1920 à 1940, Mouscron connut un formidable essor démographique, industriel et commercial.

 Le 23 mai 1940, les Allemands entrèrent dans la ville qui hébergeait alors environ 100.000 réfugiés venus de tous les coins de Wallonie. La ville ne connut pas de graves destructions. D'autre part, elle était un foyer important de la Résistance. Elle fut libérée le 2 septembre 1944.

 Avec son rattachement au Hainaut en 1963, Mouscron est devenu chef-lieu d'arrondissement.

La population de Mouscron s'élevait à 1.200 habitants au début du XVe siècle réduite vers la fin de ce siècle à 820. Un tableau de la châtellenie de Courtrai en 1469, nous apprend que Mouscron comportait 164 feux ou maisons (Chambre des Comptes de Lille, registre D, 45 f° 15v).  La liste des habitants de Mouscron bourgeois de Courtrai en 1529, comprend 281 chefs de famille. Un rôle fait par le greffier Guillaume Van Lerberghe en 1709 dans le but de faire obtenir du grain dans la ville de Courtrai aux habitants de Mouscron, indique 429 ménages.
En 1740, on trouve une population de 2.880 personnes. En l'an VI de la République française (1797-1798), on trouve 4.257 âmes. L'émigration, le fruit de cette néfaste époque fit diminuer la population et en l'an VII, il ne reste plus que 3.979 personnes dans la commune.
En 1846, on passe à 6.175 personnes, en 1876, à 9.840 et en 1889 à 13.724.

 

 

LUINGNE

 

Rue de la Liesse
Charles Dassonville (1772 - 1837) fut propriétaire du Moulin de Tombrouck
Il possédait également une rangée de maisonnettes dans la rue de la Liesse

 

Commune du canton de Mouscron. C'est la plus petite de l'arrondissement.
Ancienne forme : Lugine (1100), Lowinghe. Lungne (1117), Luwinghe, Luingne (1328).
Nous connaissons deux explications étymologiques :

1° - "Lignum" signifiant en latin "charbonnière" : endroit où l'on fait du charbon de bois (lignite).

2° - Contraction de Ludinge provenant de Lude,Lode, Hlode, Chlode, Clodo : habitation des descendants d'un certain        Lude ou Claude.

En 1178, l'évêque de Tournai attribue au chapitre cathédral de la ville épiscopale les autels de Luingne. Il est mention d'un de ces autels dans la bulle du Pape Pascal II, au début du XII ème siècle.
L'abbaye St-Martin de Tournai levait les deux tiers de la dîme de Luingne.

Le seigneur de la Barre s'appliqua ainsi que ses descendants à acquérir fief par fief, seigneurie par seigneurie, la presque totalité des territoires de Luingne, Mouscron et d'Aelbeke et s'intitulèrent seigneurs du lieu. Luingne eu donc les mêmes seigneurs que Mouscron depuis Bernard de la Barre jusqu'à la Révolution française. Le village de Luingne situé dans la Verge des 13 paroisses de la châtellenie de Courtrai, suivit donc la destinée de cette circonscription au gré de ses traités. Mouscron et Luingne eurent ainsi une destinée juridique et administrative presque similaires durant l'ancien régime. Le conseil de la seigneurie de Mouscron comprenait deux échevins luingnois, dont le bourgmestre. Le bailli de Mouscron l'était aussi à Luingne et la Cour échevinale de Mouscron étendait donc sa juridiction sur Luingne.

Une maladrerie (hôpital de lépreux) existait au Moyen-Age à la ferme des Hayes.

En 1566, les Gueux, conduits par Josse le Comte, saccagèrent l'église.

Les guerres de Louis XIV, durant la seconde moitié du XVII ème siècle, ont détruit Luingne aux huit neuvièmes. Les lignes de retranchement Lys-Escaut longeaient la Grande Espierre. Une redoute fut construite sur le territoire luingnois, ce qui explique la destruction du village.
Lors du combat de Mouscron en 1794, Luingne se trouvait tout entier dans le champ de bataille.
Le 1er octobre 1795, la Belgique est annexée à la France. La commune de Luingne est située dans le département de la Lys, canton de Bellegem (1795), puis de la Flandre Occidentale, canton de Courtrai (1815), enfin canton de Mouscron (1882). Elle a été rattachée au Hainaut en 1963.
La population de Luingne s'élevait à 756 personnes en 1801, 1.437 en 1846, 2.201 en 1910, 2.955 en 1961 et 3.499 en 1976.

 

 

DOTTIGNIES

 

Commune du canton de Mouscron. La forme la plus ancienne est Dottiniacas. Dottignies résulterait d'une combinaison hybride germano-romaine. Il est formé d'un nom de personne "DOTTO", complété par un suffixe  roman dit d'appartenance "IACAS". On  trouve DOTTO au VIIème siècle. Comme les villages étaient à cette époque sous l'extension d'une famille, DOTTINIACAS ou DOTTENYNS signifierait : Maison de DOTTO.
Depuis sa plus lointaine existence, le village de Dottignies se trouva divisé entre la châtellenie de Courtrai pour sa majeure partie (3/4), le Tournaisis, la châtellenie de Lille et les terres franches. Cette particularité allait subsister jusqu'à la Révolution. La première mention de Dottignies se trouve dans le cartulaire de l'Abbaye d'Elnore (aujourd'hui St-Amand-les-Eaux) (871).
La lignée des seigneurs de Dottignies commence par Maria de Dothegnies (1101) et passe successivement aux familles d'Halluin, de Stavele, Van der Gracht, de Croy, Richardot, de Jongne et de Berthout. Le village est morcelé entre plusieurs propriétaires : la seigneurie, l'Abbaye St-Martin de Tournai, l'Abbaye de Marquette et l'Abbaye de Cysoing.

Le lendemain de la bataille des Eperons d'Or (11 juillet 1302), les français en fuite, furent poursuivis par les flamands jusqu'à Dottignies. En 1303, les flamands dévastèrent la région jusqu'à Tournai et brûlèrent la ferme du Vallemprez. Pendant le règne de Louis XIV en lutte contre l'Espagne, Dottignies souffrit beaucoup des guerres successives et la population fut régulièrement soumise aux pillages et vexations.

En 1689, les espagnols, conduits par le Marquis Castanaga, forcèrent les lignes et mirent le feu à un dépôt de poudre. L'explosion tua cent soldats français et cent autres grièvement brûlés.

Le 18 juillet 1693, le Duc de Wurtmbeerg, à la tête de deux corps d'armée alliés, attaqua les français à Dottignies. La bataille fut violente et de nombreux édifices furent détruits.

En 1792 et 1793, les révolutionnaires français firent de nombreuses incursions à Dottignies et terrorisèrent la population. Ils allaient brûler l'église, quand une rançon de 1.000 couronnes vint calmer leurs projets belliqueux.

Le régime français apporta des modifications administratives et territoriales. Dottignies entra dans le département de la Lys, sous-préfecture, canton de Bellegem (1795).

Sous le régime hollandais, puis dans la Belgique indépendante, la commune entra dans l'arrondissement et le canton de Courtrai (1815) et ensuite dans le canton de Mouscron (1882). Elle fut détachée de la Flandre Occidentale et rattachée au Hainaut en 1963. Avec Houthem, Dottignies est la seule commune de l'arrondissement qui ne jouxte pas la frontière française.

 

 

 

ROUBAIX

 

 

La Grand'Rue

 

Ville du Nord de la France, dans le Département du Nord, près de la frontière belge. Le complexe industriel formé par la conurbation de Lille-Roubaix-Tourcoing est le principal centre de production  de textiles en coton et en laine de France. Roubaix accueille l'Ecole nationale du textile fondée en 1883. Elle est également le premier centre français de vente par correspondance avec les principales entreprises de ce secteur. Les Dassonville sont à l'origine de la BLANCHE PORTE. L'implantation du textile est très ancienne. Elle remonte au XV ème siècle lorsque Charles le Chauve accorda une franchise pour l'installation d'une manufacture dans la ville.
Roubaix fut la patrie du romancier Maxence Van der Meersch (1907-1951).
Les Allemands occupèrent la ville au cours des deux guerres mondiales.
(suite à venir)

 

 

TOURCOING

 

La Grand-Place de Tourcoing fin du XIX ème siècle

 

Ville du nord de la France, chef-lieu de canton du département du Nord. Situé à la frontière franco-belge, Tourcoing se situe à 1 km de Mouscron.

Depuis le Moyen Age, comme Roubaix, Tourcoing est un important centre d'industrie textile : peignage et filature de la laine, tapis, confection, bonneterie.
La concurrence internationale, qui a entraîné une grave crise de l'industrie textile dans le nord de la France, impose à la ville de Tourcoing une nécessaire reconversion industrielle et une adaptation de son industrie textile au marché français (label qualité, spécialisation).

La ville de Tourcoing est mentionnée pour la première fois en 1080.

En 1477, suite à un conflit entre la France et la Bourgogne, elle fut occupée par les armées françaises.

En 1491, Maximilien Ier octroya à la ville une charte instituant une "franche foire", indice d'une activité textile déjà importante (laine peignée).

Le 18 mai 1794, les armées républicaines, commandées par le général Jean Moreau, remportèrent une victoire importante sur les Anglais et les Autrichiens, alliés contre la France.

Au XIX ème siècle, Tourcoing devint, avec la ville voisine de Roubaix, une métropole de la laine. De 15.000 habitants en 1820, elle passa à 79.000 en 1900. L'apport frontaliers belges a toujours été important dans la main-d'oeuvre ouvrière. (suite à venir)

 

La Grand-Place
Un peu plus à gauche se trouvait la maison d'Alexis Dassonville
où il installa à l'arrirère de la cour sa première filature de coton en 1806