VI  -  Gilles DASSONVILLE

 

 

 

Gilles DE SONNEVILLE, fils de Jacques De Sonneville et d'Isabeau Le Conte est né vers 1520, il fut bourgeois de Courtrai en 1562. Il mourut à  Mouscron vers 1583 et laissa cinq enfants :

1 - Pierre DASSONNEVILLE - SCHINCKELE, qui suit en VII

2 - Guillaume DE SONNEVILLE, homicidé le 7 septembre 1606 par Pierre Dujardin (Jean-Serge Machut).

3 - Jean DE SONNEVILLE, tordeur d'huile, fut bourgeois de Courtrai en 1583, décédé en 1599 ou janvier 1600, épousa en premières noces, Mariette FREMAULT et en secondes noces, Françoise DELEPIERRE. Il eu trois enfants de son premier mariage :

a - Antoinette DE SONNEVILLE, épouse de Gilles GLORIEUX, veuve avant le 2 juillet 1664; elle demeurait alors à Wattrelos (France) où son mari était né vers 1600.

« Pardevant moy George de le Beulque, résident en la comté de Mouscron ... comparut personnellement Anthonnette DASSONNEVILLE, fille de fut Jean, vesve de feu Gille Glorieux, adjournée ou insinuée, cagé de LXX ans ou environ, demorant à Wattrelos, (laquelle déclare) d’avoir très bonne mémoire et de estre mémoratif que, en sa jeunesse, les arbres que feu François Delespierre (qu’il estoit son aprastre et qu’il estoit allyé avec sa feue mère et qu’elle estoit vesve de Jean Dassonneville), son parastre plantoit, elle les tenoit pour planter, et que c’estoit sur son héritage qu’il les plantoit ... » (A.N. IX 209 acte du 2 juillet 1664).

aa - Védaste GLORIEUX, né à Watreloos (Nord - France) le 11 février 1634, épousa à Halluin (Nord - France), le 12 juin 1680, Jeanne FRAIGNET.

Il eurent une fille :

aaa : Angélique GLORIEUX, née à Halluin le 9 février 1681.

b - Jeannette DE SONNEVILLE ou DASSONNEVILLE dite Jehenne, mariée avant 1617, à Matthieu (Mathias) LE COUSTRE, fils de Jacques, né à Mouscron , décédé fin 1666 ou début 1667. Jeannette mourut avant mars 1645. et le lieu mortuaire indique Mathias Lecoustre, tenancier. Mathias se remaria et eut  5 enfants de son second mariage. En 1664, il y a partage entre Mathias et ses enfants du premier mariage. A son décès, les deux premiers enfants du second mariage étaient majeurs et les trois deniers étaient mineurs.

Jeannette et sa soeur Antoinnette avaient eu pour tuteurs, Léonard de Sonneville, leur grand oncle, et Philippe Frémaux, fils de Plilippe, de Moucron (voir document ci-dessous).

aa - Pierre LECOUSTRE

bb - Gilles LECOUSTRE

c - Marie DE SONNEVILLE

4 - Marie DE SONNEVILLE, bourgeoise de Courtrai en 1583.

5 - Isabelle DE SONNEVILLE,

Les quatre derniers enfants de Gilles : Guillaume, Jean, Marie et Isabelle : « Willekin, Hanskin, Maikin et Beelkin » eurent pour tuteurs Léonard Sonneville, leur oncle et Jean du Coulenbier, fils de Jacques, de Mouscron (A.C.C. Reg. pup t. 44,  den Hont).

 

 

 

Tranfert de biens de Jean De Sonneville-Frémault à ses enfants

 

17 Janvier 1600

 

Leenaets de Sonneville, fs Jacques in Halewin, ende Philips Frémault, fs Philips, in Moosschroen, beede als voochden van Anthonette ende Janneken de Sonneville, f. Jans, Gillis zone, brynghen overe by eede up den XVII Januarii zesthienhondert tgoet dese weesen verstorfven by den overlydene van der weesen vadere :

Eerst competeert de weezen de hilft van een hofstede metgaders ghelick deel in den woenhauze kuekene, schuere, coystal ende muret de up staende, groot de gheheele hofstede VIIIe lants.

Item noch de hilft van de hilft en het XVIe deel in een vierendeel lants.

Item noch de hilft van VII hondert en halflants metgaders noch ghelicke hilft in een half bunder lants.

Daerenboven noch de hilft in een tweede hofstede, metgaders ghelick deel in de wuenstede daer up staende, groot VIIIe, al ligghende in Moosschroen.

Item noch het IIIIe ende het XVIe deel in een oliem uelene met haere toebehoerten, oock ghestaen in Mooschroen voornoemt.

Item noch de hilft van XIIIe bogaert, ligghende inde prochie van Bondue. Ligghen dese bovenschreven partien ghemeene met Mayken Frémault, der weezen moedere.

Ende van inhauelicke catheylen, vrugten in schuere ende prys van vier muelenzeylen omme dese weezen de somme van IIe VII l. x s., blyvende de voornoemde weezen niet meer belast dan met de hilft van den capitaele.

Ende dese naervolghende renten :

Eerst een rente van IX l. Par. Tsjaers den pennynck XVI ten prouffyte van de ghemeene aermen van Mooschroen. Item een tweede rente van VI l. Par. tsjaers den pennynck XVI ten proffyte van Anthone Castelein. De bovenschrevene pennynghen rustende onder der weezen moedere naer costume.

Borghe voor dese pennynghen ende voorts ter indempniteyt van gheheele weezen goede Jan de Quesne, fs Jans, in Mosschroen; present de Hondt, weesheer, conforme den staet hier rustende, onderteekent Jan van den Broucke, deelman.

Den laesten Maerte XVIe XVII verclaerde Mathys Le Coustre, Janneken ghetraut habbende, dat by hem hielt content ende vernoucht ...

Ten zelven daghe soo brochten de voochden overe tgoed Anthonette verstorven by der doot van Leenaert Dassonville hueren ouden oom, te wetene ...

 

(A.C.C. Reg pupillaire, t 53, de Navegheer, n° 53, f° 53, f° 10 verso)

 

Traduction

 

Léonard de Sonneville, fils de Jacques, à Halluin, et Philippe Frémault, fils de Philippe, à Mouscron, tous deux comme tuteurs d’Antoinette et de Jeannette De Sonneville, filles de Jean, fils de Gilles, transférèrent sous serment, en date du 17 janvier 1600, le bien qui revient à ces orphelines par suite du décès du père de ces orphelines :

Premièrement, il revient aux orphelines la moitié d’une métairie, ainsi qu’une part égale de l’habitation, de la cuisine, de la grange, de l’étable, des vaches et du mur qui s’y trouve, toute la métairie mesurant huit cents de terre.

Item, encore, la moitié et la seizième partie d’un quartron de terre.

Item, encore, la moitié de sept cents et demi de terre, et encore une moitié égale d’un demi-bonnier de terre.

En outre, encore la moitié d’une métairie, ainsi qu’une part égale de l’habitation, qui s’y trouve, de huit cents, le tout sis à Mouscron.

Item, encore, la quatrième et la seizième partie d’un moulin à huile avec ses dépendances, pareillement sis à Mouscron susnommé.

Item, encore la moitié d’un verger de treize cents sis sur la paroisse de Bondues. Les parts ci-dessus décrites sont communes avec Mariette Frémault, mère des orphelines.

Et des catels, fruits en grange et du prix de quatre ailes de moulin, pour ces orphelines, la somme de deux cent sept livres dix sols parisis, le prénommées orphelines ne restant plus taxées que pour la moitié du capital.

Et les rentes ci-après :

Premièrement, une rente de neuf livres par an, le seizième denier, au profit des pauvres communaux de Mouscron.

Item, une deuxième rente de six livres par an, le seizième, au profit d’Antoine Castelein. Les deniers ci-dessus mentionnés étant sous la garde de la mère des orphelines d’après la coutume.

Garants pour ces deniers et, de plus,  pour la sauvegarde de tous les biens des orphelines, Jean De Quesne, fils de Jean, à Mouscron; présent, De Hondt, garde-orphène, conforme à l’état ci-déposé, soussigné Jean Van den Broucke, partageur.

Le dernier jour de mars 1617, Matthieu Le Coustre, ayant épousé Jeannette, déclara qu’il était content et satisfait.

Le même jour, de même manière, les tuteurs transférèrent à Antoinette le bien qui lui revient par suite de la mort de Léonard Dassonville, son oncle ..